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Un litre de lumière

Accompagnement aux Entrepreneurs

Isang Litrong Liwanag veut littéralement dire « un litre de lumière ». En  2009, la Commission philippine de l’électricité rapportait que 3 millions de foyers étaient non-éclairés en dehors de Manille, la capitale.

Ce projet d’éclairage innovant et durable mis en place par la fondation MyShelter a donc pour objectif d’amener la lumière à 1 million d’habitations déshéritées des Philippines d’ici 2012.

Conçu par des étudiants du MIT, la bouteille éclairante est basée sur une technologie simple (un mélange d’eau potable, d’eau purifiée et d’eau de javel), elle est donc facilement reproductible.

La Fondation MyShelter a été créée par Illac Diaz, un entrepreneur social philippin, dans le but de développer des systèmes fiables et durables à destination des populations pauvres.

L’entreprise sociale est novatrice ; elle cherche à développer des technologies alternatives aux Philippines tout en créant de l’emploi.

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Création d’une culture internationale bretonne? Il faut établir une relation biunivoque entre Breizh et les Bretons de l’Etranger

Accompagnement aux Entrepreneurs, Réseau des Bretons de l'Etranger, Tourisme, Tunisie

Une relation biunivoque entre deux ensembles est une relation qui à chaque élément du premier ensemble fait correspondre un élément et un seul du second. Si l’on a pu établir une telle relation, alors on est en droit d’assimiler les deux ensembles car on peut passer de l’un à l’autre de façon automatique en appliquant la table d’équivalence ou la règle explicitant la relation biunivoque.

On peut considérer que les Bretons, dans leur immense majorité, pour des raisons culturelles et historiques que l’on a pas besoin de détailler, portent en eux deux vocations nationales: la bretonne et la diasporique, c’est à dire, au fond, la française.

Elles ne sont jamais traitées sur le même niveau, ce qui est parfaitement normal, mais cette relation n’est pas biunivoque et, de fait, pénalise l’efficacité d’une coordination pourtant souhaitée par les deux groupes.

La nationalité française de la diaspora bretonne est visible partout, elle est évidente, et se place d’emblée comme marqueur efficace d’altérité. Sans disserter sur les caractéristiques de cette nationalité et de ce qu’elle peut justement impliquer dans le rapport à la notion d’altérité (!), on constate que, sorti des frontières françaises, un Breton assume généralement parfaitement cette nationalité. Cette nationalité implique par ailleurs très fortement, voire consubstantiellement, un attachement fort à l’Etat, ce qui dans un contexte diasporique, implique une solidarité de citoyenneté, plus qu’une solidarité nationale. Par ailleurs, il faut souligner que les relations internationales ne sont vécues que sur un mode interétatique (confusion si courante anglais/britannique, exemple parmi tant d’autres)

La nationalité bretonne de la diaspora, elle, est vécue de façon hirsute. Pour des raisons évidentes (perte de la langue pour les Bretons concernés, ignorance quasi totale de l’histoire de Bretagne, réflexe d’Etat) la nationalité bretonne se comporte à peu près exactement comme ce que la psychanalyse traditionnelle désigne comme l’inconscient, avec le lot de lapsus, d’actes manqués, qui viendrait en quelque sorte parasiter la visibilité lisse d’une nationalité française affichée. Ce refoulé national s’exprime également dans une sorte de rhétorique que nous qualifierons de poétique: autosatisfaction purement verbale d’être breton (cela n’est pas et ne peut pas être réellement vécu pour l’instant), nostalgie et amour déclaré du pays, dans les limites que lui réservent les clichés français (la mer, la gastronomie, un certain folklore, musical ou culinaire). Une place à part doit être réservé au discours économique ou technocratique: «la Bretagne est riche, compétitive, a réussi à s’en sortir…».
Pour nous, il s’agit purement et simplement de légitimer avec les moyens du bord la résurgence individuelle de sa propre nationalité bretonne. Une sorte de lapsus travaillé, de sublimation rhétorique d’un sentiment qui de toutes façons, ne s’inscrit jamais dans le réel.

Dans tous les cas, la relation entre Breizh et la diaspora est univoque et est délimité par les acteurs politiques, économiques, associatifs, identitairement corrects et déclarés représentatifs de la Bretagne, et les formules obligatoires (”nous sommes ouverts sur le monde”, “nous nous intéressons à la diaspora”? “Le thème de la diaspora est très tendance”,”donnez-nous votre fichier d’adresses”, etc.») qui rappelle la colonisation, la prière au chapelet ou la politesse conventionnelle.

A qui s’adresse réellement ce discours? Il pourrait être utile de se demander si pour les Bretons expatriés, le marqueur d’altérité n’est pas plus important que le marqueur de la nationalité bretonne qu’ils utilisent. L’essentiel étant, ne l’oublions pas, de vivre, de s’insérer, de se démarquer, dans un contexte international où la nationalité française apporte alors tout ce dont l’expatrié  peut avoir besoin (services consulaires, formalités administratives, sécurité, scolarité, santé).

Dans le contexte général de la diaspora, on peut regretter le refoulement de la nationalité bretonne et ses conséquences, mais il faut bien reconnaître la difficulté pour le Breton de l’Étranger d’inscrire sa nationalité bretonne dans le réel. A cela deux raisons: i) la relative ignorance de la Bretagne des motivations et des réalités de la vie de l’expatrié ii) la relative condescendance des acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne vis a vis des Bretons de l’Etranger iii) hors des frontières de France, les bretons sont français. Dans un environnement francophone, la citoyenneté française devient même le seul critère apparent d’altérité.

Les acteurs  politiques, économiques, associatifs, déclarés représentatifs de la Bretagne ne devraient pas penser que les Bretons de l’Étranger souffrent du «syndrome de l’utérus» causé par l’éloignement de la Bretagne. Les Bretons de l’Étranger ne fantasment pas leur propre Bretagne. S’ils sont coupés des réalités quotidiennes bretonne, ils ne se réfugient pas pour autant dans la folklorisation de la Bretagne. Dans tous les cas, la nostalgie reste un phénomène individuel, et la Bretagne est une auberge espagnole. Si en Bretagne, le peu de tissu social breton, (et par là nous entendons aussi bien un réseau bancaire commun, un secteur de prospection pour un commercial, que les migrations des étudiants à Rennes ou à Nantes, voire France 3) peut forger un embryon de sentiment national, à l’étranger, il ne peut être que différent et plus préoccupée des réalités du pays d’accueil.
Bref, encore plus qu’en France, être breton à l’Étranger ne sert strictement à rien, sauf si une réelle relation biunivoque s’instaurait entre les Bretons de Bretagne et les Bretons de la Diaspora.
La préoccupation affichée de “faire la promotion d’un site dont l’objectif est de recruter les Bretons de l’étranger pour en faire des ambassadeurs” n’a aucun sens et ne peut, à l’étranger, évidemment pas exister, Le discours devient parfaitement inefficace. Le discours, dans un tel contexte, ne peut attirer que plus de «rêveurs» encore qu’ils n’en attirent en Bretagne. Adieu l’efficacité.

Il nous semble que l’on retrouve ici ce qu’il y a de pire en Bretagne, du point de vue de l’inscription de l’identité bretonne dans le réel.

Il nous semble qu’il y a un gros manque de discours. De la rhétorique poétique ou mythique, il faut passer à la rhétorique du business, au sens d’une pratique quasi culturelle, où la réussite des exportations bretonnes et les investissements bretons à l’étranger sont avant tout le marqueur d’une réussite nationale bretonne. On peut imaginer de faire de la communauté bretonne de la diaspora une sorte de plateforme stratégique opérationnelle, en ayant en tête que l’action commerciale et les pratiques utilisées ici apporteront des éléments de méthodes pour la Bretagne elle-même.

Mais cette relation doit être biunivoque. Une diaspora? Oui, pourquoi pas. Mais c’est tout un tissu social à construire ou à reconstruire, des services à proposer (aide administrative, pallier la solitude, etc.), des aides pour les Bretons de l’Étranger à la création d’entreprises en Bretagne, des appuis logistiques et humains d’aides à l’exportation et notamment d’exportation de l’expertise bretonne.

Claude Guillemain

Réseau des Bretons de l’Etranger – RBE –

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Helping the poor to save

Microfinance

A new model of microfinance for the very poor is spreading

“MY GROUP has rescued me and my children from poverty,” says Faustina Kwei, rearranging baskets piled high with cassavas and plantains around her market stall in a poor suburb of Accra, Ghana’s capital. She used a combination of savings, dividends and loans from a savings group to rent her stall and buy stock. For the first time, she can feed her two children well and send them to school.

Ms Kwei (pictured) is one of millions of poor people to have benefited from the hottest trend in microfinance: village savings and loans associations. Millions of people like her survive on meagre and erratic earnings. Access to the simplest financial services can help stabilise their incomes, which in turn makes them less vulnerable to diseases and natural disasters. An unexpected flood or fever can push a poor family into utter destitution, or the muscular arms of loan sharks.

Most of the estimated 2 billion people who live on less than $2 a day do not have access to formal banks. Over the past 20 years, legions of microlenders have tried to extend financial services to them. But some communities—the poorest, the least densely populated and the most remote—are not attractive to traditional microlenders. And the poorest of the poor are often wary of racking up any kind of debt, even a small one. Some economists argue that what the poor really need, if they are to manage their cash better, is savings.

CARE International, a charity, began a novel scheme in Niger in 1991 to help the poor save—a basic form of banking called a village savings and loans association. This is based on savings rather than debt and managed by members of the community rather than professionals.

Since then, CARE and other NGOs, including Plan International, Oxfam US, Catholic Relief Services and the Aga Khan Foundation, have promoted village savings. The schemes are so successful that they are now spreading across Africa, Asia and Latin America—savings groups now have 4.6m members in 54 countries.

People like these schemes because they are easy to understand, says John Schiller, a microfinance expert with Plan International. And returns on savings are extremely high—generally 20-30% a year. Borrowers typically pay interest rates of 5-10% a month on loans that usually have to be repaid within three months. The rates may seem usurious but they are set by people who are in effect lending to themselves and saving the interest that they charge.

A village savings scheme typically involves a small group (perhaps 15-30 people) who pool their savings. Each buys a share in a fund from which they can all borrow. All must also contribute a small sum to a social fund, which acts as micro-insurance. If a member suffers a sudden misfortune, she will receive a payout.

Members select leaders and draft a constitution. The rules spell out how often the group will meet, what interest rates it will charge and what loans may be used for. At the end of a cycle (usually about one year), all the money accumulated through savings and interest is shared out according to members’ contributions, and a new cycle starts. Once members have mastered the system, the groups they have formed can take on additional tasks such as providing training in agriculture, health, leadership and business.

Members may go on to spread what they have learned to other villages. Ms Kwei’s village scheme shared its accumulated savings and dividends after nine months. With her portion she was able to register her family for Ghana’s National Health Insurance Scheme and pay rent on her market stall. Now Ms Kwei plans to organise other women in her home town of Abokobi, near Accra. Savings could improve their lives, too, she reckons.

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