Sauvons le Muscadet d’une mort programmée

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Dans son livre « Sauvons le Muscadet d’une mort programmée« , Alan Coraud, ancien viticulteur et ancien maire de la Remaudière analyse les conséquences des choix idéologiques ou partisans des élus et des organismes  étatiques sur les trente dernières années, qui ont mené à la catastrophe économique que connait notre vignoble.

Riche de perspectives historiques et des expériences de son auteur aujourd’hui spécialisé dans le tourisme et le marketing, le livre explore les pistes à contre-courant qui permettraient de redynamiser économiquement la région, en s’appuyant sur une image bretonne positive et des marchés à l’export trop longtemps négligés.

Percutant et érudit, Alan Coraud n’hésite pas à égratigner, au détour d’anecdotes parfois savoureuses, des responsables irresponsables, des personnalités ambiguës, des vestes réversibles et à fustiger un carcan à la fois idéologique et économique imposé en Bretagne par une république résolument tournée vers le XIXe siècle.

La thèse de l’auteur trouvera un écho aussi bien auprès des hommes et des femmes de terrain que des décideurs économiques du vignoble, mais elle fera également réfléchir sur le coût des politiques idéologiques françaises pour bien d’autres secteurs de l’économie bretonne.

Sauvons le Muscadet d’une mort programmée aux Editions Yoran Embanner
www.yoran-embanner.com

8,5 €
Broché
12,5×19 cm
120 pages
8 pages couleur
ISBN 978-2-916579-82-5

Couverture du livre Sauvons le          Muscadet d'une mort programmée par Alan Coraud

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La finance solidaire, vecteur de cohésion sociale

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En finançant des entreprises à finalité sociale et/ou environnementale, l’épargne solidaire apporte une attention particulière à ne laisser personne au bord de la route.

Mots-clés : Finansol
Un jardin expérimental, à Colombes (Hauts-de-Seine), mêlant agriculture urbaine et économie socia...

GAUTIER Stephane/SAGAPHOTO.COM Un jardin expérimental, à Colombes (Hauts-de-Seine), mêlant agriculture urbaine et économie sociale et solidaire.

Quel secteur de la finance peut se targuer de soutenir à la fois l’intégration de personnes handicapées, l’insertion de chômeurs de longue durée, la création d’entreprises dans les quartiers difficiles, l’installation dans les campagnes ou le bien-être des personnes âgées – autant d’initiatives nécessaires à la cohésion sociale, mais aux modèles économiques fragiles ? Ce secteur, qui prend garde à ne laisser personne en marge de la société, porte un nom : la finance solidaire.

Sans attendre que d’autres investisseurs n’interviennent, les financeurs solidaires ont pris à bras-le-corps l’appui à ces entreprises et associations innovantes. Ils aident les premières entreprises d’insertion dès les années 1980, les premières sociétés de commerce équitable, d’agriculture biologique et d’énergies renouvelables dans les années 1990, et les entreprises sociales dans les années 2000.

DES PROJETS TROP PEU RENTABLES POUR INTÉRESSER LA FINANCE CLASSIQUE

« Cela peut sembler paradoxal, mais plus un projet est risqué, plus il est porteur de changement et d’innovation sociale », affirme Carine Blanc, déléguée générale d’IéS, une coopérative de capital-risque solidaire qui a déjà financé plus de 80 projets répondant à des besoins sociaux non satisfaits.

Parmi eux, l’Adhaf, une coopérative de services à la personne proche de Toulouse. « Notre branche dégage peu de bénéfices, détaille Gilles Hennaoui, son président. Sans le soutien de financeurs comme IéS, nous n’existerions peut-être plus, nous qui apportons notre aide à des personnes âgées dépendantes ou handicapées. »

Même constat en ce qui concerne les entreprises qui favorisent l’intégration des personnes handicapées ou la création de magasins de niche en zone rurale : leurs marges sont faibles, ils n’intéressent pas beaucoup les banques traditionnelles et deviennent difficiles à monter sans épargne solidaire.

CRÉER LES LIEUX DE VIE ET DES EMPLOIS NON DÉLOCALISABLES

« Au départ, le modèle économique des magasins spécialisés en produits biologiques était fragile. Nous avions choisi la Nef, une banque solidaire, pour nous accompagner », témoigne Pierrick de Ronne, gérant de Bionacelle, un magasin bio situé à Annonay, en Ardèche.

Aujourd’hui, ce secteur est devenu plus lucratif, mais Bionacelle est resté fidèle à son partenaire pour se développer et ouvrir un second magasin, dans la commune rurale de Bourg-Argental (Loire, 3 000 habitants). Sauf que cette fois, Pierrick de Ronne a fait appel à l’épargne citoyenne, via « Prêt de chez moi », la plate-forme de finance participative créée par la Nef en 2013.

Ce besoin de créer des lieux de vie et des emplois non délocalisables se fait aussi sentir dans les quartiers défavorisés des grandes villes. Ainsi, il n’y avait plus de librairie à Bobigny (50 000 habitants) lorsqu’Aline Charron a fondé la sienne, simplement nommée « À la librairie », en 2012. « Une librairie, c’est pourtant un endroit important, explique-t-elle, car elle est ouverte à tous et on y favorise l’accès à la culture du plus grand nombre. »

PALLIER À LA BAISSE DES SUBVENTIONS

À l’origine de ce projet, se trouvent encore des financeurs solidaires : cinq clubs Cigales, qui regroupent des épargnants solidaires d’un même territoire désireux de soutenir ensemble des entreprises en création.

Pour s’épauler et obtenir des subventions ou des marchés publics, que les collectivités n’accordent plus qu’au compte-gouttes, 10 librairies de Seine-Saint-Denis viennent même de se regrouper.

« Ce n’est pas un hasard si la plupart d’entre elles ont eu des financements de Cigales, indique Félicie Goyet, présidente de laFédération des Cigales. Nous sommes parmi les premiers à aller sur ce type de projets qui ne trouvent pas de financements. Mais ces entreprises sont solides car nous les accompagnons et nous les finançons avec d’autres partenaires solidaires. »

EFFET DE LEVIER

Insertion, développement local, soutien aux pays du Sud, commerce équitable… Ils sont nombreux, les domaines facteurs de cohésion sociale à être financés par l’épargne solidaire. Le logement très social est l’un des plus anciens et des mieux représentés. Les épargnants solidaires jouent un rôle d’effet de levier.

« Sans eux, nous ne pourrions pas continuer à produire autant de logements par an, ni d’aussi bonne qualité », assure Éric Aleyat-Dupuis, directeur de SNL Prologues, la structure financière de l’associationSolidarités nouvelles pour le logement. « Comme nous demandons des loyers peu chers à des personnes en situation précaire, nous aurions du mal à équilibrer nos comptes. »

 

Éric LARPIN

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Lafarge conseille des instituts de microfinance

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Le groupe français, numéro un mondial des matériaux de construction, va aider des banques africaines à proposer des crédits logement pour les populations défavorisées.
Programme de Micro finance Logement en faveur du logement abordable à Abeokuta en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD)

Pour ses dirigeants, il ne s’agit pas de philanthropie mais d’adaptation aux besoins locaux, en apportant des réponses économiques.

Lafarge multiplie les initiatives en matière de microfinance. Depuis mardi 8 et jusqu’à mercredi 9 juillet, le cimentier français organise à Nairobi, la capitale du Kenya, une université pour la microfinance en matière de logement, la « Housing microfinance academy ». Cette manifestation, la première du genre, est mise en place en partenariat avec la société financière internationale (IFC), qui est l’une des structures d’investissement de la Banque mondiale.

« L’objectif est de former des banques et des instituts de microfinance à la mise en place de programmes de logements abordables », explique François Perrot, responsable du projet chez Lafarge. Au total, une quinzaine de banques de huit pays africains (Kenya, Malawi, Zimbabwe, Zambie, Tanzanie, Cameroun, Rwanda et Nigeria) participent à la session.

Les solutions apportées en matière de logements restent très embryonnaires en Afrique. Ainsi au Nigeria, le pays le plus peuplé du continent (170 millions d’habitants), le montant total des encours de crédit logement ne représente que 0,5 % du PIB, contre… 80 % aux États-Unis, à l’autre bout de l’échelle.

TROUVER UN TOIT À 2 MILLIONS DE PERSONNES
Les besoins sont immenses, particulièrement en Afrique, où la croissance démographique est forte. Selon les experts, la planète comptera en moyenne 50 millions d’habitants supplémentaires tous les ans, principalement dans les villes. Déjà aujourd’hui, un milliard de personnes vit dans des bidonvilles et 2 milliards n’ont pas accès à l’électricité.

« Il faut apporter des réponses sur-mesure, qui soient adaptées aux besoins des populations locales. Mais à partir de notre expérience sur le terrain, nous pouvons proposer de véritables catalogues de maisons, à différents coûts et mettant en œuvre différentes techniques de construction », souligne François Perrot.

Lafarge a lancé en 2012 un « programme de logements abordables », visant à fournir un toit décent à 2 millions de personnes d’ici à 2020. Le numéro un mondial des matériaux de construction a également signé, en octobre 2013, un partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) sur un projet au Nigeria.

DES PRÊTS DE 500 À 1 500 €
La banque a apporté 5 millions d’euros à Lapo, la première banque de microfinance du pays, avec 900 000 clients, et a mis en place un crédit logement adapté à la capacité financière des ménages. Le montant moyen des prêts, qui sont d’une durée de 2 ou 3 ans, varie de 500 à 1 500 €. Les experts de Lafarge encadrent, quant à eux, l’ensemble du processus technique.

Pour les dirigeants du groupe, il ne s’agit pas d’actions de philanthropie, mais bien de s’adapter aux besoins locaux, en apportant des réponses économiques.

« Des projets de microcrédit ont déjà atteint leur seuil de rentabilité en Indonésie, en Serbie, aux Philippines, en Zambie et au Nigeria », affirme le responsable du programme chez Lafarge. Aux Philippines, par exemple, des banques et des distributeurs proposent des microcrédits couplés à des matériaux de construction. Déjà, plus d’un millier de conseillers ont déjà été formés dans 200 points de vente.

Pour conquérir ces nouveaux marchés, place là encore à l’innovation. Chez Lafarge, les solutions foisonnent. Dans un bidonville de Mumbai, en Inde, le groupe vend du béton à prise retardée, dans des sacs de 15 kg, ce qui permet d’être transporté dans les tricycles qui se faufilent dans les ruelles, ce qu’une bétonnière ne peut pas faire. Cela permet de construire des maisons offrant une bonne étanchéité à la mousson. À Rocinha, la plus grande favela du Brésil, située au sud de Rio de Janeiro, les équipes de Lafarge forment de la main-d’œuvre pour améliorer les logements.

UN NOUVEAU LIANT POUR LUTTER CONTRE LA DÉFORESTATION
Au Malawi, où la construction de maisons en briques nécessite beaucoup de bois pour la cuisson de l’argile, le groupe a mis au point un nouveau liant, Durabric. Mélanger à de la terre pour fabriquer des blocs, il n’a pas besoin d’être cuit… ce qui devrait limiter la déforestation. Comparé à un ciment traditionnel, il permet aussi de réaliser 25 % d’économie par mètre carré, précise le groupe, en soulignant que le Durabric est en cours de déploiement dans huit autres pays.

Pour les grands cimentiers mondiaux, il faut aller vite. Si le marché de la construction patine dans les pays matures, il explose dans les pays émergents, où Lafarge réalise déjà plus de la moitié de son chiffre d’affaires. Mais les acteurs locaux, comme le mexicain Cemex ou le chinois Anhui deviennent, en cassant les prix, des rivaux de plus en plus menaçants.

D’où cette une course à la taille, dans un secteur, très capitalistique, où il faut produire sur les lieux de consommation, compte tenu des coûts de transport des matériaux vendus. C’est l’une des raisons du rapprochement entre Lafarge et le suisse Holcim, annoncé le 7 avril, qui va donner naissance à un nouveau numéro un mondial. Les deux groupes ont ainsi annoncé, lundi, une première phase de cession de 3,5 milliards d’euros d’actifs, nécessaire pour obtenir le feu vert des autorités de la concurrence à leur fusion.

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Lafarge et le développement durable

L’ambition de Lafarge de faciliter l’accès à un « logement abordable et durable » pour 2 millions de personnes fait partie de 24 nouveaux objectifs définis en juin 2012 en matière de développement durable.

Parmi ces objectifs figurent aussi la volonté du groupe de réduire de 33 % ses émissions de CO2 par tonne de ciment par rapport à 1990 et d’utiliser 50 % de combustibles non fossiles dans ses cimenteries, dont 30 % de biomasse) en 2020. À cela s’ajoute le fait qu’il veut que 20 % de ses bétons contiennent des matériaux réutilisés ou recyclés.

Jean-Claude Bourbon

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