Programme du séminaire pratique ‘la Microfinance : un facteur de bancarisation, d’intégration économique et sociale ?’

Objectifs :
Connaître les différentes problématiques et se positionner en tant qu’Institution Financière classique (ou même une Entreprise Commerciale ou Industrielle qui veut créer une filiale de Micro finance) dans un secteur qui vient d’être libéré des contraintes qui pesaient sur lui (dépendance des sources de financement, plafonnement des taux, etc.) et découvrir, entre autres :
– l’apport des TIC à un secteur où les innovations techniques sont un facteur clé pour la réduction des coûts et des charges d’exploitation.
– les nouveaux produits inédits qui s’adaptent aux besoins d’une population pauvre marginalisée et qui pourrait être intégrée économiquement et socialement.
– le Pourquoi des réussites et des échecs dans les autres pays
– Les bailleurs de fonds internes et externes et les avantages financiers
Contenus du Programme :

1ère journée : Accueil des participants à 8H30
A 9 h : 1er Workshop : La commercialisation de la Microfinance : Nécessités et limites.
Au moment où la microfinance est perçue comme un outil performant dans le cadre de la lutte contre la
pauvreté (et donc de l’atteinte des objectifs de la Tunisie), l’approche commerciale s’impose de plus en plus
comme le modèle gagnant.

  • Cette tendance concourt-elle réellement à l’inclusion des secteurs défavorisés dans leurs sociétés ?
  • Nouveau cadre réglementaire de la micro finance.
  • Utilisation et exploitation des TIC dans le développement de la microfinance
  • Les différents produits de la microfinance
  • Les canaux de distribution et de collecte
  • Le concept de correspondants bancaires en Micro finance
  • Partenariat Banques et IMF
  • Caractéristiques des systèmes d’information des IMF
  • Comment assurer la Rentabilité et la Profitabilité des IMF

Après avoir débattu des avantages et inconvénients liés à l’approche commerciale en microfinance, les participants à l’atelier s’interrogeront sur les choix qui se posent, les dilemmes auxquels il faut faire face.
10h45 Pause café à la mi séance
11 h 2ème Workshop : L’impact social des interventions en microfinance et ses indicateurs.
La microfinance est généralement considérée comme un outil potentiellement efficace de lutte contre la pauvreté. L’impact social attendu fait appel à des mécanismes qui sont cependant complexes, liés aux contextes spécifiques et souvent dépendent d’interventions et d’évolutions complémentaires. Il existe différentes visions de ce que l’on doit et peut attendre de la microfinance.

  • Quelles sont ces attentes réalistes que l’on peut avoir de l’impact social de la microfinance ?
  • Comment les divers acteurs de l’industrie de la microfinance peuvent-il contribuer de manière optimale à un meilleur impact social ?

Un certain nombre de réseaux internationaux de praticiens et experts conduisent des recherches dans ce domaine : le CGAP, CERISE (Réseau Français), DFID, Ford Fondation/CGAP, BIT, … Une des initiatives en ce domaine (Social Performance Initiative (SPI)) a développé une série d’indicateurs de performance sociale qui peuvent être utilisés en complément des indicateurs financiers déjà bien connus.

13 h : Fin des travaux de la première journée

2ème journée : 9 h : Début des travaux
3ème Workshop : Spécificité de la Microfinance en milieu rural.
L’émergence de la microfinance correspond à un changement conceptuel dans l’approche du financement rural. Il correspond au passage d’une approche centrée quasi exclusivement sur le crédit à l’agriculture vers une approche qui vise à la construction d’un marché financier rural censé permettre, aux populations agricoles et rurales, un accès durable aux services financiers de proximité pour le financement d’activités
économiques diversifiées.
Les spécificités du monde rural se déclinent en terme de faible densité de population, d’infrastructures physiques inexistantes ou faibles, d’absence de personnels compétents et de marché financier local. Ceci peut amener à une situation où en dépit d’un contrôle strict et rigoureux, une structure de microfinance engendre des coûts de gestion tellement élevés, qu’elle ne se voit pas en mesure de les répercuter en totalité sur ses clients. Alors, la question se pose (aux pouvoirs publics et bailleurs de fonds) :

  • appuyer ou laisser périr ?

C’est à cette question que les participants de l’Atelier tenteront d’apporter des réponses.
10h45 Pause café
11 h 4ème workshop : Bailleurs de fonds et acteurs externes : agents facilitateurs du développement du secteur de la microfinance.
La principale instance en charge de la production de « normes » dans le secteur de la Microfinance est le «Consultative Group To Assist the Poor (CGAP) » (Instance mondiale constituée des principaux bailleurs de fonds (dont la Belgique).
L’idée y est qu’il convient de pourchasser tous les obstacles qui freinent l’émergence des marchés financiers, en particulier les subventions qui permettent aux inefficacités de perdurer. En microfinance, les subventions qui affectent le « prix vérité » (Taux d’intérêt) sont l’ennemi à abattre.
Il reste que des questions cruciales se posent :

  • Que traduit, chez les plus pauvres l’inélasticité de la demande aux taux d’intérêt ?
  • Quelle est la légitimité des subventions à des systèmes qui font commerce de l’argent, qui ont vocation à pérennité, qui répondent à une demande intense … mais qui sans subvention n’existeraient pas ?
  • Comment traiter la question de la microfinance dans les régions où la demande en services financiers est énorme mais où l’autosuffisance opérationnelle autant que financière est aujourd’hui impossible à atteindre ?

Aujourd’hui, dans une très large majorité, l’expertise, les outils de gestion, les financements (privés publics), la propriété même des IMF, la production de réglementation et législation proviennent de l’ « extérieur ».

  • Comment agir en faveur de l’appropriation nationale du plus grand nombre possible de tous ces facteurs de production d’un secteur financier décentralisé afin de les mener sur la voie du professionnalisme et de la pérennité ?
  • Quel rôle pour les bailleurs de fonds et acteurs externes dans cette perspective ?

Population Cible :
Cadres du Département du crédit, commercial, chargés de clientèles, informaticiens, juristes, chefs de projets, cadres des Départements des Ressources humaines, cadres des entreprises industrielles et commerciales qui ont des projets de Microfinance pour stimuler l’emploi dans leurs régions, etc..
Tarification : 300 Dinars Hors taxe
Date : Mercredi 1er et Jeudi 2 Février 2012 à 8H30
Lieu : Maison de l’Exportateur (CEPEX) – Centre Urbain Nord

Animateurs :
Me Claude GUILLEMAIN de RBE International
Me Moncef KORTAS de MNK Innovative Solutions